BRIBES EN LIGNE
je ne sais pas si vers le sommaire du livre 3 1 2 dimanche       et bruits de langues. en rester les plus vieilles       je l’attente, le fruit vers le sommaire des recueils « pouvez-vous     une abeille de la mort d’un oiseau. sommaire ► page suivante aller au sommaire de pablo considérant que l’usage antoine simon 1 2 25 octobre antoine simon vers le sommaire du livre 3 bernard dejonghe... depuis langues de plomb a la 1 2 3&nbs a) les villes abandonnées il 1 2 3&nbs le chêne de dodonne (i) pour accéder au recueil, aller au portail de 1 2 3&nbs beaucoup de merveilles page précédente longue les amants se madame dans l’ombre des aller à l’article aller au texte suivant paru aller à la bribe suivante 1 2 3&nbs       s’ 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 giovanni rubino dit in the country ensevelie de silence, (ô fleur de courge...  pour jean le       droite le chêne de dodonne (i) station 1 : judas préparer le ciel i page suivante ► page j’ai travaillé dans lien vers la totalité des qui d’entre nous 1 2 à vers le sommaire du livre 4 aller à la liste des auteurs béatrice machet vient de page suivante ► page vers le sommaire du livre 4 ► pour la poésie à la       la posté sur facebook sorti de (vois-tu, sancho, je suis vers le sommaire du livre 2       dans aller au texte suivant nous textes mis en ligne en rafale n° 5 un saluer d’abord les plus il souffle sur les collines textes mis en ligne en avril antoine simon 7 frères et la musique est le parfum de baous et rious je suis 1 2 3&nbs nous lirons deux extraits de       marche le long de l’ombre pour alain borer le 26 ce n’est pas aux choses vers le sommaire du livre 2 ► le goût du « mais qui lit 1 2 3&nbs rafale n° 3 des on y trouvera dans la autre citation page suivante ► page vers le sommaire du livre 3 quand on arrive de new-york pas facile d’ajuster le vers le sommaire du livre 4     le cygne sur le poiseau de parisi mon quelques textes       longtem aller au portail de assise par accroc au bord de le flot gris roule contre l’illusion d’une sommaire ► page suivante textes mis en ligne en août mi viene in mente mi 1 2 3&nbs sommaire ► page suivante vers le sommaire du livre 2 textes mis en ligne en portail de l’espace textes mis en ligne en 1 2 3&nbs pour pierre theunissen la aller à l’article   (à 1 2 3&nbs tu le sais bien. luc ne ► question de temps à vers le sommaire du livre 2 page précédente ► de     oued coulant ce texte sert de préface à les cuivres de la symphonie imagine que, dans la       six nous avancions en bas de  je ne voulais pas       retourn& 1 2 3&nbs je découvre avant toi pour accéder au volume 5 des aller à l’article il est le jongleur de lui vers le sommaire des première publication de ce 1 2 1981 max page suivante ► page rafale n° 10 ici       longtemp toute trace fait sens. que 1 2 3&nbs sous ces étagements liquides rafale n° 7 un       allong&e essai de nécrologie, 1 2 3&nbs aller à la liste des auteurs cliquer sur le titre pour       pass&eac   tout est toujours en       allong&e un tunnel sans fin et, à aller à la bribe suivante il pleut. j’ai vu la rafale n° 6 just do fête du livre quelques autres aller au portail de mais non, mais non, tu pour ouvrir le dernier cahier dans le train premier 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs pas sur coussin d’air mais présentation du projet 1 2 3&nbs À celle qui emplit nos       la vers le sommaire du livre 4 page suivante ► page       gentil vers le sommaire du livre 3 antoine simon     de rigoles en vers le sommaire du livre 2 page d’accueil de    au balcon       sur le page suivante ► page le phonétisme n’a-t-il pas gravure si j’étais un       coude alocco, au château de kurt schwitters. :  dernier salut au l’annÉe 2021 mois par Éphémère du 22 juillet à creuser de la langue, outil rafale 1 2 3&nbs voici des œuvres qui, le vers l’espace dans le patriote du 16 mars générations vers le sommaire du livre 3 Ç’avait été la souvent je ne sais rien de       vu les       "je préparer le ciel i m1       je t’enfourche ma       ma un survol de l’annÉe       alla       pass&eac       deux ce 28 février 2002.       à rimbaud a donc traquer aller au texte suivant nous ■ cézanne en peinture       nuage 1 2 3 vers le sommaire des recueils pour accéder au texte, pour accéder à la totalité un titre : il infuse sa vers le sommaire du livre 3 la prédication faite quelque temps plus tard, de sommaire ► page suivante vers le sommaire du livre 2 page suivante ► page       dans le j’aurai donc vécu sur sommaire ► page suivante de nouvelles mises en ligne,       juin six de l’espace urbain,   pour théa et ses la bouche pleine de bulles vers le sommaire du livre 4 présentation du projet je t’enlace gargouille constellations et       sur le j’pense à toi bruno un temps hors du sculpter l’air : revue alla lingua lingua madre 1 2 1966 comme pour andré aller à la liste des auteurs page suivante ► page en 1988, au 16 de la rue 1 2 3  ce mois ci : sub       ç le scribe ne retient 1 2 un texte oiseau tranquille au vol vers le sommaire du livre 4 « je me tais. les terrasses abandonnées antoine simon 2 0 false 21 18 la pureté de la survie. nul ceci… pour prendre mesure. jean dubuffet : honneur       la 1 2 3&nbs page d’accueil de 1 2 3&nbs le chêne de dodonne (i) que d’heures ce paysage que tu contemplais le lent déferlement today i eat my       reine  le livre, avec la terre a souvent tremblé préparer le ciel i le géographe sait tout le 28 novembre, mise en ligne il ne sait rien qui ne va nouveautés et modifications rien n’est plus ardu les grands d’ eurydice ou bien de 1 2 3 aller à la bribe suivante lire la suite : 8     longtemps sur equitable un besoin sonnerait vers le sommaire des recueils  le grand brassage des       magnolia ► À la mémoire de    regardant la toile ou, du moins, la page d’accueil de nouveautés et modifications la chaude caresse de samuel chapitre 16, versets 1 gardien de phare à vie, au       fleur aux barrières des octrois aller à la liste des auteurs 1 2 3 <img852|left> forest voici quelques indications ….omme virginia par la       une haut var ► brec dimanche 18 avril 2010 nous antoine simon       journ&ea des quatre archanges que       ".. aller à l’article tu jettes au fil de diaphane est le cher.e.s ami.e.s vous pouvez l’instant criblé quelque chose avertissement jacques la       va ton tout en travaillant sur les 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 les céramiques et vers le sommaire du livre 4 les cahiers butor sont vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire du livre 2 je crie la rue mue douleur l’heure de la textes mis en ligne en 1 2 3&nbs prenez vos casseroles et page suivante page vertige. une distance petit souvenir « non, peut-être photo charles chaboud, le peintre manuel casimiro le lourd travail des meules 1 2 3&nbs sommaire ► page suivante textes mis en ligne en juin madame est une torche. elle comme ce mur blanc 1 2 3&nbs page suivante page du bibelot au babil encore haut var ► trois petits sur le site d’alain adamo, 1 2 3&nbs au labyrinthe des pleursils l’envers de aller à l’article rafale À l’occasion du 1 2 aller au dessiner les choses banales       sur la rêve, cauchemar, quel ennui, mortel pour fragilité humaine. ecrire, la vie en dépend, petits rien 4 et 5 (env. 7cm     surgi pour accéder à la totalité vers le sommaire du livre 2 “le pays mystérieux       la pie textes mis en ligne en avril le franchissement des 1 2 lundi 3h petit nuage gris qui suit 1 2 3 1 2 3&nbs et en bas de page vous     " bal kanique c’est page suivante ► page  monde rassemblé       voyage       le ciel aller au portail de violette cachée ton le nom de voltaire est la mort, l’ultime port, <p présentation du projet sous les nuits d’apparente ... ainsi s’élevait il n’est pire enfer que la communication est       mé peinture de rimes. le texte je n’ai pas dit que le voir la lettre       à chercher une sorte de aller à l’article la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > AMANDE In > Blanche cristal

RAPHAEL MONTICELLI

Blanche cristal
Publication en ligne : 11 février 2009
Première publication : 1er février 2006
Artiste(s) : Amande In

Traquer l’imperceptible
Avec Amande In

D’abord les faits
En raison des importantes intempéries de la fin 2005 et de la montée des eaux qui s’en est suivie, le centre culturel finlandais, sis au 60 de la rue des Écoles, à Paris dans le 5e arrondissement, devant l’hôtel de Cluny et à quelques pas du Panthéon, a vu ses sous sols inondés. Aspirée par les murs l’humidité est remontée jusqu’au niveau du rez-de-chaussée.
Afin d’assainir les parois, les enduits les plus abîmés ont été décroûtés et, plus en profondeur, les couches atteintes par l’humidité ont été grattées jusqu’à la pierre dont les joints avaient correctement résisté.
Commande ayant été passée à une artiste, Amande In, de présenter une œuvre dans le cadre d’une exposition collective, celle-ci a proposé, en attendant la réfection des enduits, un traitement artistique des murs abîmés.

Ma maison qui rêves
Ma maison qui bois
Je suis dans ta cave
Où vibrent les voix
Des terres anciennes
Des eaux de passage
Les voix incertaines
Que l’on n’oublie pas



Ensuite, le fait
Le travail de l’artiste a consisté à conserver les murs dans l’état où les avait laissé de travail de décroutage et grattage des enduits et du gobetis, et à en recouvrir l’irrégulière surface d’une couche de sucre cristal.
Le sucre adhère au mur par projection, comme cela se fait communément avec la couche de gobetis. Il n’a été employé ni truelle ni tyrolienne : le sucre a été violemment projeté par poignées, à la force du bras.
Pour permettre l’adhérence des cristaux de sucre lors de la projection, le mur a été apprêté d’une couche de colle en gel soigneusement passée au couteau de peintre jusque dans les moindres anfractuosités.
Le travail de recouvrement des 41 m2 de parois a demandé l’emploi de 167 kilogrammes de sucre cristal et a nécessité 96 heures de travail

Ma maison qui souffres
De tes écorchures
Voici un onguent
Pour panser tes plaies
comme douce gaze
ou tissu de tulle
voile de douceur
pour te protéger


Approche 1
Quelle est cette maison dont les murs sont en sucre ?

Ce pays que je dis est né d’eau d’herbe et de neige, nuage entre désirs et perte ; les terres qui l’entourent sans cesse s’effilochent.

Approche 2
Voilà donc un mur qui s’inscrit dans l’artisanat traditionnel des objets en sucre : sucre filé, coton durci au sucre…

l’aigle se bat contre lui-même
il étire ses ailes
en rêve
on les croirait nuageuses

Approche 3
Sucrer quelque chose : v. trans. Empl. Trans. cliché faire disparaître (comme on se sert du sucre pour faire disparaître une amertume).
Se sucrer Empl. Pronom. sans doute récupérer à son profit ce que l’on a fait disparaître : s’ajouter de la valeur

et dans la brume d’une aurore d’automne
peu à peu
discrètement
disparaît
la première chandelle du chèvrefeuille
frémit à l’appel du midi.

Approche 4
Le gobetis au sucre n’a pas pour objectif de faire disparaître les irrégularités du mur abîmé. Le sucre ne sert qu’à recouvrir et confondre la diversité des matériaux qui composent le mur.
Du fait de la nature cristalline du produit employé, cette couche apparaît d’un beau blanc scintillant.

C’est parfois un pays de bord de fleuves
il porte le monde ou les oripeaux du monde
peuplé d’oiseaux aux ports de rois
et de poissons inattendus
entre son corps et la figure du monde
dans l’espace minuscule

Approche 5
Le sucre partage, avec les formes solidifiées de l’eau, une structure cristalline qui permet, dans le cas qui nous occupe, de masquer ou adoucir les dégâts provoqués par les eaux dans leur état liquide.

dans cet espace minuscule quand
le soleil se lève et c’est souvent
se dessinent des constellations
il s’y fait aussi de grands tapages
dans les nuées de springboks
des calices du chèvrefeuille
se perd
évanescente
la raison d’aimer


Approche 6 : une expansion de l’approche 1

« Quelle est cette maison dont les murs sont en sucre », se demandait la petite fille au manteau blanc…
« Il y a quelqu’un ? »
« Il y a quelqu’un ? » répéta-t-elle, en cherchant à maîtriser les vibrations de peur qui troublaient sa voix.
« Il y a… »
La maison demeurait silencieuse…
« Au moins, je ne mourrai pas de faim », pensait-elle, glissant la langue sur le mur…

Dans le pays dont je vous parle on cache ses douleurs

la momie d’arlequin se porte bien
elle s’enterre dans son enfance ;
lui, danse dans le dedans de soi,
rien ne transparaît de sa joie tourbillonnante
à la surface étoilée de son cocon d’acier.

dans le pays dont je vous parle on cache ses douleurs
ombelles minces nacres que le ciel aspire

Approche 7
L’humidité s’est limitée à envahir le sous-sol jusqu’au premier étage… « et il reste, au dessus du sol, sept autres étages indemne » pense Amande In

Les routes de ce pays sont cerclées d’ombres
la chevauchée de nuit
aucun mystère vraiment
entre harpe et sabot
seules palpitent des vies infinies

sous la musique sourde de la passiflore

Approche 8
Savez-vous qu’un Iceberg ne sort que le huitième de sa masse hors de l’eau ? Vous le saviez..., n’est-ce pas ? « Ainsi sept huitièmes demeurent sous l’eau, invisibles », pense-t-elle encore.

seules palpitent des vies infinies
éclatement d’une terre étirée
dans des creux silencieux
qui cache le ciel en son sein
sous la musique sourde de la passiflore

Approche 9
« L’Institut Finlandais se trouve donc dans une situation inverse de celle de l’Iceberg… sept huitièmes au-dessus, un huitième au-dessous » développe-t-elle en elle-même… « Mais cette situation est due aux particularités physiques des masses considérées, à la différence entre masse de bâti et masse de glace et enfin au fait que la densité de l’eau qu accueille l’Iceberg est tout-à-fait différente de celle du sol minéral où l’on implante un immeuble… » s’amuse-t-elle…

D’un bout à l’autre de ce pays
ce ne sont que promenades
allez allez pauvres nomades
tous les retours sont lassants
le long des eaux herbe et neige
la nuit qui nous poursuit nous coiffe
parmi les oiseaux immobiles
et les vies infimes au bord de nos crânes

Approche 10
« Mais le plus curieux, le plus drôle –dit-elle encore- c’est que dans les deux cas un huitième seul est donné à voir… » Elle ajoute : « qu’il soit au-dessus, ou au-dessous n’est que question de circonstance… »

infime au bord de nos crânes
le ciel pousse et bruit
on part à la recherche de mélodies secrètes
nos faces tournées à nouveau vers ce que nous fûmes
dans un mouvement suspendu
nous avançons à la recherche de nos mères
pétales de violettes souvenirs très anciens

Approche 11
« Ce qui est terrible.. feint-elle de s’effrayer- c’est que le danger vient de ce que l’on ne voit pas »

Quand les eaux et les terres de ce pays se réunissent
les porteuses d’eau de terre et de pain
se dirigent lentement vers la rivière  
le ciel n’est alors jamais trop loin avec ses airs de femme
leur tête se dresse
et frémit d’émoi sous le poids des vases de cuivre et des sacs de toile

Approche 12
« Le traitement du sous sol de l’Institut finlandais –lui dis-je- me rappelle d’autres travaux –dont les vôtres : ce que vous montrez échappe d’abord toujours au regard »

Il y a dans ce pays des voies déroutées et des canaux sans but

« Ce que vous montrez échappe au regard parce que vous montrez ce que nos regards évitent ou évacuent »

Quand les eaux et les terres de ce pays se réunissent
les porteuses d’eau de terre et de pain
se dirigent lentement vers la rivière  

« Ce que vous montrez –tenté-je encore- échappe au regard en un autre sens encore : quand on regarde l’une de vos œuvres, le plus souvent –à première vue (c’est ainsi que les choses se disent)- le plus souvent, on ne la voit pas… Il faut faire effort pour l’apercevoir enfin juste là où l’on ne voyait rien »

les porteuses d’eau de terre et de pain
se dirigent lentement vers la rivière  
le ciel n’est alors jamais trop loin avec ses airs de femme

« Ce que vous nous montrez –c’est en murmure en moi que cela gronde- ce que vous nous montrez échappe au regard : et rien ne reste plus ou mieux en tête, rien qui travaille davantage notre regard du dedans que ces choses dont nous ne savons pas même d’abord qu’elles sont alors même que nous les percevons. Vos œuvres sont des vrilles : des outils à percer les consciences au-delà de l’aveuglement »

Le ciel de ce pays est tout d’un bloc
la nuit s’y effondre donc dans le silence de la tentation du monde

« Chewing gum… Sucre… voilà deux de vos projets..en somme… à défaut de faire de l’art alimentaire, vous nous proposez des œuvres que l’on dirait.. comestibles »

Les avenues de ce pays laissent glisser l’eau et le vent
tu pars ton ombre te suit jusqu’à la mer au loin des échos s’affaiblissent


Approche 13 (une expansion des approches 1 et 6)

 La petite fille avait longtemps marché avant de se retrouver dans la maison aux murs de sucre. D’abord elle avait couru pour échapper à cette saleté de loup. On l’avait tellement mise en garde contre lui ! Quand il lui avait dit : « Petite fille, que vous avez de jolis cheveux », ça lui avait rappelé quelque chose de pas très amusant, et elle s’était mise à courir.
Tout en courant, elle s’était vite rassérénée, d’abord parce que le loup n’avait fait aucun mouvement pour la suivre, ensuite parce que le contexte lui était apparu bien différent de celui qui lui revenait peu à peu… Dans l’histoire effrayante, le loup ne posait pas de question : il y répondait, et nulle part, il n’était question de cheveux…
Son apaisement fut de courte durée : elle ne reconnaissait rien de l’endroit où elle se trouvait ; jamais elle n’avait poussé si loin dans la forêt aux herbes. Elle ne reconnaissait aucun arbre, aucun rocher, aucun détour du chemin. Vainement, elle avait cherché à revenir sur ses pas ; et elle avait connu cette panique qui prend celui qui s’aperçoit, au fur et à mesure qu’il croit reconnaître quelque chose, que sa reconnaissance s’évanouit dans la vapeur grise des faux souvenirs…

Ma maison qui rêves
Ma maison qui souffres
Ma maison qui bois
De tes écorchures
Je suis dans ta cave
Voici un onguent
Où vibrent les voix
Pour panser tes plaies
Des terres anciennes
comme douce gaze
Des eaux de passage
ou tissu de tulle
Les voix incertaines
voile de douceur
Que l’on n’oublie pas

 

Et il se fait de grands remous de vagues et d’écume les rêves de ton ombre s’évaporent qui lèchent la terre en lançant aussi haut que la voix le permet et en lui donnant cette saveur de sel la longue complainte des disparus que vous connaissez si bien entre la terre et la nuit

 

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP